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BD CRUCIFIX PARTIE3L

 

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 07:04

 

 

Un article qui explique le glissement de la vie politique française vers une absence de réelle alternative politique suffisamment forte pour contrer l'inexorable montée en puissance du marché et des extrêmismes et donne des moyens de guérison : l'examen de passage.

L'âge d'or du parti socialiste aura eu lieu vers les années 1905, où autour de Jean-Jaurès, se retrouvent les amoureux de la République et du socialisme, entre patriotisme et internationalisme, entre marxistes et révolution française libérale. 

La SFIO qui se veut parti ouvrier, a acquis une large base électorale (en particulier avec le socialisme municipal et les traditions de la Révolution française libérale. Elle a acquis une large base électorale et militante : les paysans, les ouvriers et les artisans côtoient les intellectuels et les fonctionnaires.

 Cependant, la Charte d'Amiens en 1906 consacre le principe d'indépendance du syndicalisme par rapport aux partis politiques. 

De là découle l'absence de liens organiques entre partis politiques et syndicats  qui distingue le socialisme français de la social-démocratie en Europe du Nord.

C'est là une premier glissement vers les contradictions qui marquent la politique française, notamment en ce qui concerne le parti socialiste, censé être le représentant d'un peuple majoritairement présent au pouvoir et par conséquent, par voie de logique électorale vivier de postes de gouvernance au sommet de l'Etat qui aujourd'hui viennent gravement perturber le jeu de l'alternance sans laisser sa chance à un vrai programme politique à long terme au nom de la République française et non d'autres sources venues d'ailleurs.

Davantage encore, il marque les débuts de la scission entre la vie politique elle même au sens de politique politicienne visant à obtenir le pouvoir, et la vie sociale elle même. Cette scission entre vie politique et société qui a au lieu de les rapprocher, éloigné nos dirigeants de leurs électeurs cherchant peu ou prou à se rapprocher d'un candidat qui se rapproche le plus de leurs préoccupations légitimes sans être jamais satisfaits traduit une fâcheuse tendance française à considérer que les aspects bêtement matérialistes de la vie quotidienne sont à séparer d'une gestion par une sphère politique qui se caractériserait par une certaine "noblesse" ou "pureté" faisant des deux sphères deux domaines à ne pas mélanger, séparant une certaine élite déconnectée du réel des réalités pratiques.

 Ainsi, dès 1906, les syndicats se mettent à représenter les réalités de ce bas monde, les gens du peuple, tandis que la classe politique française s'évade vers de nouveaux horizons, en haut de Cieux que de toutes façons, le peuple ne peut pas comprendre sauf, lorsque mû par la volonté d'être élu au pouvoir, un membre de la classe politique daigne enfin s'adresser au peuple, cherchant à le flatter dans un jeu tout à fait travaillé d'acteur de théâtre, afin de l'inciter à voter pour lui.

Cet inconvénient là est marquant, particulièrement pour le parti socialiste, qui porte en lui beaucoup d'espoirs et se met dès cette époque à dégager des stratégies de séduction qui lui permettent, tout en faisant partie de cette élite politique, de générer de grands mouvements d'enthousiasme donnant l'impression qu'il répond concrètement à cette tendance naturelle du peuple français à être la source unique du pouvoir politique.

On verra plus tard, par quels mécanismes stratégiques certains hommes politiques français ont été évincés du pouvoir, parce que leur personnalité, leur carrière et leurs choix politiques, une fuite de ce système d'élitisation et de scission entre peuple et pouvoir d'Etat et constituaient une grave menace pour le système établi. Seul le parti communiste ou d'autres mouvements d'extrême gauche ont pu continuer à mener leur action sans grave danger parce qu'ils ne constituaient pas un danger pour le système, n'étant pas suffisamment majoritaires.

D'ores et déjà donc, ce mouvement socialiste qui est pourtant issu de la frange la plus populaire et la plus majoritaire de la population française commence à s'en écarter.

C'est cette fâcheuse tendance que l'on retrouve à notre époque lorsque lors de leur université d'été les membres du parti socialiste se retrouvent tous ensemble afin de gérer la crise qui secoue en cette fin de mois d'août 2014, le Parti historique suite à l'éviction du ministre de l'économie et des finances  Arnaud Montebourg en faveur d'un remaniement ministériel qui va davantage dans le sens de la direction très néoclassique que souhaite prendre le pouvoir central, conformément à la tendance européenne.

Il y a derrière cette crise au sein d'un parti qui depuis sa création n'a cessé de générer de multiples espoirs au sein de la population française, comme un aveu brutal d'un siècle de mensonge.

Comme un désavoeu de ces grands hommes qui mûs eux aussi par une volonté d'être citoyens au plein sens du terme ont voulu accéder au sommet de l'Etat afin d'y représenter leurs compagnons de fortune. 

On peut y voir la définitive absolution qui précède la mise à mort du taureau que constitue le parti politique , grosse structure éloignée de ceux qu'elle est censée représenter, au profit de l'individu, le présidentiable.
Osons le dire tout court : le futur candidat à l'examen de passage qui loin d' avoir perdu son temps à évoluer au sein d'un parti afin d'atteindre la meilleure place, à grands coups de stratégie et d'alliances parfois douteuses va s'atteler à la difficile tâche consistant à construire un projet politique qi s'inspire de son vécu de citoyen.
Ainsi, Arnaud Montebourg serait un des premiers "politiques" au sens plein du terme à se retrouver cavalier libre et à constituer un genre de candidat nouveau. Cela pourrait être le cas si on mettait au point la procédure d'examen de passage comme moyen d'élection du président de la République au suffrage universel direct comme ce fut le cas à Athènes avec la procédure de l'Isegoria.

Reprenons Etienne Chouard lors de l'une de ses conférences sur la démocratie grecque. La docimasie est un examen d'aptitude, un examen de passage, une garantie contre les salauds, les abrutis et les affreux. Tout seul, le législateur ne peut penser l'intérêt général en toute neutralité parce qu'il occupe une position privilégiée. Le Président de la République prend alors une toute autre dimension. Elu par le peuple et pour le peuple, grâce au projet issu en partie de son vécu, qu'il a lui même travaillé,  il est  le représentant direct de ce dernier et c'est lui et le projet pour lequel il a été élu qui guide la France.

Le jeu des partis politiques devient totalement absent de cette élection.
C'est avant tout une question d'argent. Pour présenter l'examen de passage nul n'est en effet besoin de faire partie des grosses fortunes, voilà pour en revenir à une fâcheuse tendance française à privilégier les plus fortunés dans le jeu politique qui date du suffrage censitaire.

Mai pour cela, il ne faut pas accepter la corruption.
 Hors de question que quelqu'un prenne la place de quelqu'un d'autre et mette en place son projet politique à sa place.
 Ce projet là doit été embrassé à bras le corps par la personne dont il est issu. Se tromper, mettre quelqu'un à la place serait profondément dénaturer la nature même de l'examen de passage. 
Ce serait un grave manquement aux règles du sacré définies par cette Constitution.
Etienne Chouard nous parle d'autre chose, de l'isegoria : une plate forme qui permet à chacun de s'exprimer. C'et justement le but de l'examen de passage que de permettre à chacun de s'exprimer librement en présentant le projet qui est le sien.

Ainsi, le jeu des Partis et des groupements politiques seuls moyens de parvenir à l'élection suprême et de financer ce passage s'efface complètement pour laisser la place à de vrais projets issus directement du peuple.

Le but : donner sa chance à chacun : du plus petit d'entre nous. Et cette chance ne se renouvelle pas deux fois tant la vocation de cette Constitution est de préserver le peuple armé de citoyens tous avertis .

D'abord parce que les candidats invités à préparer l'élection suprême ne le sont qu'une fois , le mandat n'étant pas renouvelable. C'est une garantie fondamentale qui vise à exclure totalement les tentatives de prises de pouvoir pour le pouvoir et assure un renouvellement constant des idées sous l'égide du Sénat assemblée législative qui définit les grandes lignes à suivre pour neuf ans.

C'est le conseil constitutionnel qui est garant des processus électoraux. Ce dernier surveille en effet étroitement les procédures et veille à leur régularité conformément au principe selon lequel, le Conseil Constitutionnel dont le rôle se trouve revalorisé ici est garant de la Constitution et de sa pratique.

Bien entendu, Arnaud Montebourg n'est heureusement pas tout seul à être un possible candidat à une future élection présidentielle heureuse. Le paragraphe précédent laisse espérer que bien d'autres vont se plier aux joies de la politique à l'aube de leur expérience dans la société française ou ailleurs.

Pour en revenir au parti socialiste français, ce dernier a peut être sans le savoir signé la fin de son règne comme principal vecteur de l'expression du peuple français. L'opportunité était pourtant grande lors de cette dernière Université d'été à la Rochelle, de montrer définitivement la scission entre la frange droitiste de ce même parti et celle restée fidèle à la tradition qui trace un autre chemin que celui tout préparé à l'avance d'une Europe libérale n'écoutant pas le peuple.

Il aurait suffi que lors de cette réunion, quelques personnalités fer de lance manifestent de manière concrète fleur désapprobation envers les politique menée par le gouvernement pour mettre en oeuvre une autre grande scission historique du parti de la rose. 

Cela n'a pas été fait, le grand moment de l'histoire où toutes les conditions se réunissaient pour donner une nouvelle vie au Parti Socialiste comme ces moments hégéliens qui ont fait l'histoire mondiale n'a pas été saisi comme opportunité inespérée de consacrer enfin l'ère d'une nouvelle politique française moins soumise à la sophistique, plus vraie, plus proche des aspirations du peuple français. Cela laisse entrevoir des suites noires teintées d'amertume pour les jours à venir et on pense ici notamment à la prochaine élection présidentielle. 

A moins que l'on ne mette en place l'examen de passage pour que les français votent pour de vrai ?

Alors ? Que s'est il passé dans la tête des membres du parti socialiste français ? Peur des suites et des représailles que l'on pourrait attendre de la part d'un sommet de l'Etat qui cherche à maintenir un faux consensus sur la base de non dits et de fausses promesses ou maintien à tout prix d'une certaine naïveté visant à maintenir cet état de fait inauguré dès 2012 et la formation du premier gouvernement ?

Cette méthode là trompe son prochain avec une habileté mal déguisée puisque parfaitement perceptible à qui veut bien s'intéresser à la tournure que prend la vie politique française en ce moment.  

Elle vise à faire passer des réformes inspirées ailleurs que de France en nommant quelques ministres véritablement socialistes laissant ces derniers croire qu'ils ont la possibilité de jouer le rôle du cheval de Troie. Qu'on les trompe ces hommes politiques courageux, en leur faisant croire qu'ils ont une quelconque impact sur le cours que prennent les choses.

On le sait, leurs réformes seront remises à zéro dès qu'ils auront le dos tourné.
Toujours est-il que les vrais socialistes, ceux qui depuis des décennies portent en eux le Parti socialiste ont eu des raisons d'être déçus. Qui sont-ils ces vrais socialistes ? Ce sont ces hommes et ces femmes qui se lèvent tous les matins pour travailler, qui montent leur petite entreprise coopérative ou participent à la vie associative , ce sont eux qui vont être déçus, d'avoir perdu leurs représentants.

Et c'est de cette déception que viendra certainement et avec dommage, un apport de voix supplémentaire au Front National. A moins…que l'on mette en place l'examen de passage…
Noura Mebtouche

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Published by foutou'art - dans Chroniques
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commentaires

Ann 13/09/2014 07:49

Très bon article... L'examen de passage, un premier pas vers l'honnêteté, il ne resterait plus qu'à trouver les candidats...

Evénements

Nous participons à l'exposition Love and Peace, organisée par le mouvement Respublica, à la galerie l'Antre de monde (40, rue Estelle, escalier du Cours Julien, Marseille), jusqu'au 31 janvier.

Le vernissage aura lieu le samedi 10 janvier à partir de 19 h.

 

 

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