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Les extras du Foutou'Art

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BD CRUCIFIX PARTIE3L

 

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 18:20
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Les archiculteurs sont à l'origine d'un projet inédit réalisé entièrement par le fruit de leur travail personnel. Une réflexion complète et globale sur la ville de Marseille et son devenir au sein de la grande vague qui nous emporte aujourd'hui vers le renouveau écologique. Chaque Cité de Marseille est vue, revue, épluchée de fond en comble afin de faire de la ville de Marseille un réservoir à initiatives écologiques. La conception de chaque mini-projet inclue les habitants dans un processus large qui part de l'agriculture et de l'écologie et résoud toutes les problématiques : de celle liée à l'économie locale en passant par le problème sécuritaire, sans oublier le lien social.

Le projet se nomme : Marseille capitale de l'agriculture

 

Pourquoi un tel projet ? Ce dernier a d'abord été pensé et imaginé alors que en même temps , la ville de Marseille était animée par l'opération "Capitale culturelle 2013". Une façon de marquer cette année là, tout en cherchant à extrapoler vers le futur, sur ce que pourrait être Marseille dans le futur, une ville "verte", donc, culturelle...


"Ces derniers évoquent leur métier avec passion : "on est en crise actuellement, il n'y a plus de mécènes, plus de budgets. Mais nous restons persuadés que la question environnementale n'est pas une utopie et que la question de la transversalité est à privilégier. Et d'ajouter : "faire du bio, c'est aussi efficace qu'un champ bourré de produits polluants sous le signe du  productivisme". 

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Et d'évoquer les normes environnementales qui sont, en Suisse, parfaitement acceptées. Les contraintes en France sont en effet nombreuses et outre la question du budget se pose aussi la question des contraintes réglementaires partis inhérentes entre elles, au milieu desquelles l'architecte se perd parfois. Les normes les plus lourdes sont notamment la RT2012, réglementation thermique qui impose certains matériaux ou procédés qui ne sont pas forcément en cohérence avec les régions si différentes en terme de climat et d'esthétique, on assiste donc à une uniformisation de l'architecture du Nord au Sud. A cela s'ajoute les normes handicapés et les PLU de chaque commune qui sont parfois très contraignant. Notre combat tous les jours c'est d'arriver à faire de l'architecture au milieu de tout ça.
A Luminy, nos architectes ont eu néanmoins un enseignement allant jusqu'à la licence qui leur a permis de se "lâcher" et de se donner les moyens d'exercer une créativité pleine et entière sans autre entrave que les conseils et consignes données par leur professeurs, allant même jusqu'à faire du cinéma,  de la peinture ou de la photographie. Les dures réalités du métier ne s'appréhendent qu'après l'obtention du diplôme, pour ne pas décourager les jeunes architectes.

C'est peut être pour cette raison là que la question environnementale n'est pas toujours prise en compte dans l'enseignement. Du moins si il existe à Marseille un master plus spécialisé sur la question environnementale (le Master H21 ("habiter le XXI ème siècle"), la référence constante au nouveau paradigme écologique n'est-elle pas encore de rigueur. Aussi, le groupe d'architectes qui ont mis au point le projet "Marseille, Capitale de l'Agriculture" ont ils su faire preuve d'innovation. C'est un vrai projet qui a ainsi été mis au point. Il fait le tour de toutes les Cités de la ville, et repense le fonctionnement social et  culturel de chacune d'entre elles en fonction des nouvelles théories du bien être et de l'efficience économique et écologique (nous oserions presque dire "écolomique", un nouveau terme inventé de toutes pièces pour les besoins de l'explication théorique selon laquelle : comparable à la nature non transformée par la main humaine, notre société, ses territoires d'occupation, ses lieux de vie et échanges, doit pouvoir fonctionner de manière efficiente, sans perturbation et sans que des coûts sociaux, ou financiers supplémentaires ne viennent perturber ce bel équilibre avec son lot de gaspillages et de dépenses incohérentes). 

 

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Enfin, ce type de réalisations se porte merveilleusement bien à la mixité sociale, une valeur actuelle qui est devenue une des directives de référence des Plans d'aménagement et de développement durable au sein duquel évoluent les plans locaux d'urbanisme.
Ils sont six à avoir crée ce projet qui a été présenté à l'exposition "24 heures de l'architecture" qui s'est présentée à la Belle de mai, en octobre dernier.  Le travail a commencé il y a deux ans : par une visite de chaque Cité de Marseille. La problématique de ce projet réalisé dans le cadre d'un groupement nommé "les archiculteurs" s'intitulait "Métropoliser avec et autour des grands ensembles". L'objectif : réaliser un plan guide urbain pour un projet urbain d'ensemble. Le projet est à portée généralistes et mériterait d'être exploité par les différents secteurs de l'urbanisme.
Tout est parti néanmoins d'un petit jeu entre les six compagnons de l'architecture : "nous pensions qu'il s'agissait à l'époque de notre utopie rigolote et un peu amusante, nous avions même voulu monter un parti politique à part entière . Et puis, cela a mué en un véritable projet architecturale, normal c'est notre métier…Nous avons constaté au gré de nos entretiens et de nos rencontres , que loin d'être une utopie, ce projet répondait à un véritable besoin de la part des gens. Il y a une véritable envie sociale". Nous nous sommes également servis des discours des candidats par rapport à l'environnement urbanistique lors des dernières municipales.

 

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En feuilletant le livre ou en survolant l'exposition on se rend compte également que les archiculteurs ont bien suivi la lignée historique propre à Marseille, ville grecque, donc au fonctionnement démocratique fonctionnant non pas comme une seule et unique entité mais comme un libre jeu entre plusieurs Cités comparables à la Cité Grecque, de petite taille. 

Un mode de fonctionnement qui permet de créer l'unité dans la diversité pour peu que les structures qui se tiennent à la disposition des habitants autorisent la mobilité, la libre communication et les échanges dans un contexte de "Bien-Etre " pensé et réfléchi selon un mode d'organisation architectural propre à chaque ensemble et à ses spécificités.

Cette façon de concevoir l'architecture puise ses sources dans ce qui se fait actuellement dans la ville en matière d'urbanité avec des points dédié à l'autosuffisance alimentaire et à la végétalisation de plus en plus importants. Tout cela autorise la Paix sociale, pas la violence.
Et l'un de nos interlocuteurs d'ajouter "dans les années 50 et 60 Marseille était autosuffisante (en maraichage) sur le plan alimentaire, c'était aussi le cas de Babylone ville de un million d'habitants en l'an mille avant Jésus-Christ.
Il s'agit ainsi de mutualiser tout ce qui a trait et est innovant en matière de "vivre ensemble". Ce qui fait dire à un des architectes : "on est concernés par tout mais spécialistes en rien".
La question de l'eau, celle de son assainissement, se pose aussi, et doit être incluse dans le projet, donc un projet comme celui la nécessiterait l'intervention de différents acteurs, politiques, urbanistes, architectes, sociologue, scientifiques, agriculteurs etc...
Inclure l'agriculture dans l'architecture est une question importante, qui est originale mais qui a déjà été pensée par d'autres architectes : ce fut le cas de Hunderwasser, lequel cavait conçu pour ses maisons viennoises, un système permettant aux déchets des égouts de remonter sur ses toits terrasses, afin de constituer un engrais très fertile pour les jardins des toits. Une façon de végétaliser la ville. De même, Pierre Martin, un paysagiste marseillais crée t'il du matériau organique avec des déchets. Il n'est plus rare aujourd'hui de voir des éléments issus du monde rural émerger dans les villes, l'ancienne maire de Montreuil Dominique Voynet avait fait mettre en place un composteur géant dans un jardin municipal, de même que l'on voit aujourd'hui des jardins maraîcher se créer un peu partout dans les grandes villes.




Entretien : 

Ils sont trois. Leur métier architecte : ils sont venus cette semaine, un mercredi soir de décembre, nous expliquer les tenants et les aboutissants d'un projet mis en place il y a déjà deux ans.
Tous trois ont étudié et obtenu leur diplôme dans le cadre du Master "Lab 43", "Latitude Marseille, qui évoque la ville sous son angle urbanistique. Pour être architecte, il faut d'abord passer son diplôme d'Etat d'Architecte puis éventuellement son Habilitation et la Maitrise d'Oeuvre en son Nom Propre pour pouvoir avoir sa propre agence.
Deux autres archiculteurs ayant participé au projet n'étaient pas présents ce jour là , à savoir : Hugo Maurin et Jade Sonet.


Christophe Piqué a 25 ans, il est architecte et est originaire de Toulouse . Il a été major de sa promo en 2013.  Après l'école d'architecture de Marseille, à Luminy, il a passé son Master 1 à Lausanne, en Suisse. Un pays où le manque d'argent ne remet pas en cause les plus belles réalisations et où les réglementations sont moins contraignantes qu'en France.   "En Suisse, les villes sont dessinées par les architectes  pas par les politiques qui font attention aux budgets nous explique t'il .
Deux mots sur  Marseille : "Marseille ne laisse personne indifférent".
 
Vos architectes préférés : Rem, Koolhaas (un hollandais) et puis j'ai après appris à connaître Ishigami, un architecte japonais dès sensible.

Marie Brosch-Parez a 24 ans. C'est une fervente marseillaise qui avoue y avoir (presque, en dehors de ses stages), toujours vécu. Cette ville l'importe beaucoup, la question de son devenir aussi, ce qui explique son engouement pour ce projet qui inclue une approche transversale, anthropologique ayant pour résultat un ensemble de solutions qui résous des problématique  aussi bien proprement économiques, que de lien social ou encore sécuritaires, toutes centrées autour du paradigme écologique. Marie ne cache pas d'ailleurs son engouement pour la question de la transversalité à travers une science appliquée : la programmatique . Cette dernière consiste à faire des choix après une phase longue d'observation, où le concepteur d'architecture observe tout ce qui se passe dans un bâtiment afin d'aérer un lien et une cohérence entre les différentes fonctions du bâtiment.
"Nous essayons d'éviter le façadisme", une déviation du métier qui consiste à ne s'intéresser qu'à l'aspect final du bâtiment vu du dehors.
Son stage chez OMA, un gros cabinet d'architecture hollandais lui a permis de voir comment fonctionne une grosse agence. Elle s'est aussi déplacée dans d'autres villes notamment au Brésil.
Deux mots sur Marseille :
" il y a beaucoup de gens qui deviennent marseillais". Et d'expliquer que : " les gens arrivent souvent à Marseille avec une mauvaise image. Ils trouvent d'abord que la ville est sale, désordonnée, puis, un jour, ils deviennent marseillais".

Vos architectes préférés : C'est d'abord le Japon qui m'intéresse : "pour moi, il sont au dessus, ils ont intégré depuis longtemps la question environnementale, c'est dans leur culture. Et puis il y a au Japon un sentiment d'urgence lié à la fragilité du territoire sans cesse redéfinit par la mer qui oblige les architectes à vite déconstruire pour reconstruire souvent". Enfin, Marie apprécie tout particulièrement Oscar Niemeyer, un architecte brésilien que tout le monde rêverait d'être qui a crée Brasilia. C'était par ailleurs un homme complet, un architecte engagé qui était aussi un politique".


Yannick Blaise vient de Toulon. Il vit à Marseille depuis 2008 et ne souhaite pas en partir. Ses voyages découverte l'ont mené à Venise, à Rio et à New-York.
Mais Marseille continue à l'étonner . Lui aussi, lors de ses stages a découvert les grandes agences et leur manière de travailler.  J'ai quand même remarqué à travers différentes agences, que l'environnement n'était pas la principale priorité.
Sa phrase : "l'architecture est un sport de combat" du titre du livre de Rudy Ricciotti.
Deux mots sur Marseillle: "c'est une ville incroyable, il y a tout à y faire, elle a un côté très chaotique, un chaos charmant. C'est la seule ville de 800000 habitants où on a un endroit comme les Calanques à proximité.

 

Vos architectes préférés : 
Lui aussi apprécie Oscar Niemeyer et les japonais. Il aime aussi Peter Zumthor.

 

 

 

 Noura Mebtouche.

 


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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 21:52

pieddebiche

 

 

 

Lieu à défendre : Villa entourée d’un magnifique jardin.

Malus : Il y a des hippies dans le sleeping.

Bonus : Il y a des punks dans le tipi planté dans le jardin.

 

 

 

Prologue :

 

Voilà plus d'un mois que nous attendons avec impatience l'arrivée des forces de l'ordre qui peuvent d'un moment à l'autre nous expulser ; en un mois nous avons eu tout le temps nécessaire pour laisser libre cours à notre imagination et à notre créativité renforçant chaque jour nos défenses, cabanes dans les arbres, barricades mobiles, douves (sans crocodiles puisque l'anglais qui avait proposé d'en voler dans un élevage a disparu), bunker, pont levis...

 

Voila plus d'un mois que le réveil sonne à cinq heures du matin, tout le monde sur le pied de guerre, les habitants et les soutiens se relayant pour faire le guet toute la journée dans l'angoisse et l'attente fébrile d'une intervention policière, inutile de préciser que le moral des troupes est à cran. D'autant plus que les activités proposées pour les riverains du quartier (cours de soutien scolaire, cinéma, théâtre...) continuent d'avoir lieu dans une atmosphère de camps résistants retranché, et qu'une tribu de hippies glandeurs et moralisateurs a élu domicile dans le dortoir réservé aux gens de passage, sauf que eux se sont arrêtés de passer.

 

C'est dans ce joyeux bordel plus ou moins organisé, théâtre grand-guignolesque, qu'un jour enfin, à dix heures du matin, alors qu'une quinzaine de personnes et cinq ou six beat-nicks se trouvent sur place, que l'expulsion commence.

 

Total des troupes de défense : 20

 

 

 

Le pied de biche déglingué, chronique quatrième

 

 

 

Première manche. Le jardin

 

 

Une douzaine de flics en civils, sortent de nulle part et à une vitesse impressionnante, raflent tout ce qui bouge dans le jardin, ou ce qui ne bouge pas d’ailleurs ; puisqu'un pote qui avait dormi à la belle étoile se fait réveiller par une paire de basket, un autre plus alerte tentant de monter dans un arbre se fait choper les talons et tiré au sol. Deux hippies se font courser par la BAC en tournant tout autour de la maison. L'huissière, sous bonne escorte, franchit le pont levis que personne n'a eut le temps de remonter. Même si c'était surtout pour la déco, on aurait bien aimé les voir galérer à l'ouvrir, les pieds dans les douves.

Seuls deux punks qui faisaient un feu de camp dans le tipi, installé à proximité de la porte d'entrée, réussissent à rentrer dans la maison. Juste avant de fermer et de barricader la porte, on aperçoit cinq ou six bagnoles de la police nationale arriver. Pas mal de copains se retrouvent enfermés dehors.

 

Le zigoto qui avait voulu imiter les singes part directement en garde à vue, « tentative de fuite ».

 

Total des troupes de défense : 12

 

 

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Deuxième manche. L'escalier.

 

 

Conscients que le rez-de-chaussée est facilement prenable par les keufs et difficilement défendable pour nous, on se retranche directement à l'étage où tout a déjà été prévu, on a quelques minutes devant nous. Entre temps un copain est monté sur le toit en passant par le balcon pour avoir une vue d'ensemble, la maison est entourée de CRS. Ne sachant pas qu'il est en train de crapahuter sur les tuiles, deux mecs barricadent l'entrée du balcon à l'aide d'une énorme cuve en fonte prévue à cet effet et devant peser près d'une tonne. Onze paires de bras avaient été nécessaire pour l'amener jusque là.

 

 

Total des troupes de défense : 11

 

 

De notre coté on s'attaque à l'escalier, un coffrage géant en métal a déjà été pensé et est prêt à l'emploi. On le remplit de chariots d'Intermarché et de troncs d'arbres placés en bascule au dessus de celui ci (troncs d'arbre n'est pas une métaphore la plupart mesuraient soixante centimètres de diamètre et certain étaient haut de deux mètres) – les punks s'avèrent être d'excellents éléments. Bref, l'escalier devient un obstacle infranchissable. On balance le dernier tronc, on rigole bêtement devant notre œuvre situationniste quand on aperçoit, à travers un œil de bœuf, des types cagoulés et portant le tristement célèbre blason du GIPN, escalader machinalement notre toit.

 

 

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Troisième manche. Devine qui vient dîner ?

 

 

Un ange passe... L'hésitation s'installe dans un long silence, le temps se fige, plus personne ne bouge. Dans ce genre de moment des dizaines d'idées, de pensées diverses, précises et détaillées se permettent de traverser votre esprit en à peine une seconde sans passer par la douane, comme lorsque enfant vous vous faisiez prendre la main dans la boite de cookies, sauf que la c'est le GIPN qui vous a observé construire une barricade. L'instant ne dure que quelques secondes, les cheminements de pensée sont tous différents mais tout le monde arrive à la même conclusion : Vont-ils réussir à passer la cuve en fonte qui bloque l'entrée par le balcon ?

 

Une série de chocs sourds nous indique qu'ils tentent de répondre à notre question. Une excitation semblable à une inquiétude euphorique s'empare du groupe, un type se met à préparer en urgence une solution à base de Malox destiné à lutter contre d'éventuels gaz lacrymogènes. Quelques un(e)s essayent tant bien que mal de maintenir la cuve en place, d'autres complètements paniqués cherchent une cachette derrière une porte ou dans un placard. Au milieu de ce foutoir hystérique, un couple qui vient seulement de se réveiller, encore à moitié à poil, déshabillé par leur nuit d'amour, réalise que c'est le GIPN et non un rasta percussionniste qui tambourine sur la fonte, et paf ! Traumatisé direct.

 

 

Total des troupes de défense : 9

 

 

Tout le monde est aspergé de Malox par un type totalement survolté sujet à un fou rire nerveux, la barricade cède dans un énorme fracas. Les plus rapides se précipitent vers le dernier refuge encore possible : Le Bunker.

 

 

Total des troupes de défense : 6

 

 

Ni_Droit_Ni_Titre-12.jpg

 

 

Quatrième manche. Le Bunker.

 

 

Le Bunker se compose de deux pièces ayant une entrée commune ; à l'intérieur des vivres et des réserves d'eau pour plusieurs jours ainsi que couchages, casseroles, conserves, camping gaz et surtout du matos pour barricader, le but étant de combler l'espace entre la porte de la première pièce et le mur à l'aide d'un ensemble compact et sous pression de façon à ce que celle ci ne puisse pas s'ouvrir d'un centimètre.

Les deux punks qui s'amusent comme des gamins à qui l'on aurait donné les clefs d'une Formule 1 et le gars du Malox qui continue de rigoler, commencent à superposer les couches de matériaux contre la porte : matelas pour atténuer les chocs, grillage pour bousiller la lame d'une éventuelle disqueuse, structure en béton armé piqué sur un chantier, poutres, moellons, étais... Deux des rescapé(e)s pianotent sur leurs portables pour appeler du renfort tandis qu'un hippie, dernier représentant de son espèce, cherche un endroit pour cacher son pochon de beuh, pour ne pas gâcher, il le mange. La barricade n'est pas encore achevée quand des coups de bélier commencent à enfoncer la porte, un des punks saute dans l'espace qu'il reste à remplir et, écrasé contre le mur, amorti les chocs se servant de ses coudes comme ressorts, le hippie se fait engueuler, les flics menacent de nous gazer comme des lapins, quelqu'un propose d'allumer les fumigènes et les feux d'artifices qu'il a trouvé dans l'un des placards.

Une accalmie nous permet de poser des moellons pour remplacer le punk qui s'effondre de tout son poids une fois désincarcéré, les coups reprennent.

 

 

Total des troupes de défense : 5

 

 

 

Cette fois la porte ne bouge plus, comme on ne sait plus quoi faire on prépare du béton à prise rapide pour consolider la barricade et fixer une grosse plaque en ferraille sur la seule lucarne de la pièce, juste par sécurité. Quelqu'un fait tomber la plaque sur le hippie qui se retrouve bloqué dessous, un autre nargue les flics qui s'acharnent contre la porte, le mec du Malox fout de la flotte partout en essayant d'enlever le ciment qu'il a dans les yeux.

 

 

Cinquième manche. A la masse.

 

 

Tout ce petit chantier stop net lorsqu'un son sourd plus fort que les autres fait trembler tout les murs, après une deuxième secousse suivie de morceaux de briques et de plâtres projetés dans toute la pièce, nous comprenons que le GIPN a abandonné l'idée d'ouvrir la porte et est en train de péter la cloison à la masse. Résignés, deux copains et l'amortisseur humain abandonnent, nous ne sommes que trois à s'enfermer dans la deuxième pièce.

 

Total des troupes de défense : 3

 

Une fois à l'intérieur on se rend vite compte qu'il nous sera impossible de nous barricader de nouveau en si peu de temps, effectivement la porte vole déjà en éclats, un homme cagoulé en armure fait son entrée, rien dans les mains, rien dans les poches, sûr de lui, il lâche « Allez les Beatles on sort ! »

 

 

Total des troupes de défense : 0

 

 

Ni Droit Ni Titre-14

 

 

Épilogue :

 

 

En sortant de la maison, les Beatles se rendent compte qu'en plus de la BAC, des CRS, de la Police National et du GIPN, participent à la fête une vingtaine de pompiers, la police scientifique et un mystérieux « Groupe d'intervention en milieu périlleux » et pour cause : un copain se trouve perché à la cime d'un arbre d'une dizaine de mètres et menace de sauter dès que la nacelle des pompiers transportant un négociateur du GIPN s'approche trop près de lui. Sur la terre ferme une trentaine de manifestants arrivés en renfort bloquent la route, se font matraquer par les CRS, bloquent alors les voies du tram, joue du tam-tam, se font matraquer...

 

Il est à peine 10h30, la journée ne fait que commencer.

 

 

Total des troupes de défense : 1 Hahaha Niqué !

 

 

 

 

Alcinte Phileste


 

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 23:13

 

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Serions nous revenus à cette période d'Union sacrée où sous couleur de patriotisme nous nous faisions sacrifier nous français, sur le front, dans les tranchées ?  Cette fois-ci la cause est moderne : c'est sur fond de grands travaux que la chose se fait, entre français...Mais le résultat est comme en 14...

 

 

 

 

Nous sommes le 28 octobre 2014.

 

Je viens de raccrocher après une conversation avec un ami (un des meilleurs), qui, comme nous, conçoit sa vie en ces jours de militantisme obligatoire, un peu comme un parcours du combattant, en Révolution, mais aussi en Evolution car les deux vont de pair…

 

Lui, milite pour les réseaux de monnaies complémentaires, mais aussi pour l'écologie en son pays de Loire (à Nantes), sans accointance politique je veux dire politicienne, sans se mêler de ce qui ne le regarde pas, juste pour agir en conviction avec son âme et son esprit…

 

Pour ma part, j'ai les même chevaux de bataille et je fais tout ce que je peux pour que l'on entende parler du revenu de base, comme nouvelle mesure fiscale et budgétaire susceptible de mettre fin à la domination économique.

 

Et puis, tous les deux, nous soutenons chacun de notre côté, les paysans sans terre, et tous les révolutionnaires des ZAD de France qui s'insurgent contre les expropriations abusives.

 

Lui, à NDDL, là bas, chez les paysans bretons, moi, plutôt à Décines, là où Philippe Layat et ses moutons ont été privés d'herbe tendre…

 

Et puis, voilà, hop, ce coup de fil et, j'apprends qu'hier, lundi 27 octobre 2014, un petit gars de chez nous s'en est allé, malencontreusement…(SIC…), frappé par un projectile certainement jeté par un policier bien de chez nous aussi…

 

De ceux qui, tous les jours, depuis que les CRS ont été crée avec des personnalités issues de la Milice après 1945, par le Général de Gaulle, on répète dans les écoles de police ce double langage : "respectez le citoyen, caressez le dans le sens du poil" et de l'autre : "n'hésitez pas à montrer que c'est nous qui avons le monopole de l'usage de la force publique"…

 

Or, on le sait, le double langage est une technique de manipulation mentale utilisée par les services secrets (c'est notoire pour le KGB) ou encore les sectes ou tout regroupement visant à imposer une façon de voir le réel.


Il y a incontestablement un problème dans nos écoles de police, même si les circonstances atténuantes liées au manque d'effectifs peut parfois expliquer certaines bavures. Mais quoiqu'il advienne, ces dernières ne sont jamais excusables car elles mettent en cause l'intégrité de l'état, garant de la sécurité et du bien-être des citoyens.

 

 

L'incident survenu ce matin là, n'était certainement pas volontaire mais regardons tout de même la vidéo de Denis Charles. Autre temps, autre endroit, même cause, la ZAD de Décines… 

 

Là, les CRS ont reçu l'ordre de laisser passer les manifestants à l'intérieur d'une barrière qui entoure un périmètre de terre car, c'est la loi…Regardez les visages des CRS qui se savent filmés : on lit sous leur placidité apparente, une envie cuisante d'être brutal…

 

 

 


 

 

 

Allez voir encore la vidéo filmée à Anduze en 2011 en cliquant sur le lien suivant : regardez ces vieilles dames hébétées après la charge, et ce vieux monsieur qui nous montre l'énorme bosse qui enfle démesurément sur une cheville qui, après tout, ne cherchait qu'à défendre l'identité de son territoire ?

 

 

 

 

Serions nous en train, à nouveau, d'accepter la dictature ?


Ou bien, est-il normal qu'on entraîne nos agents de la force publique censés nous protéger à nous taper dessus ?

 

J'invite tout le monde à regarder l'interview réalisée par Sacha et qui est paru dernièrement sur ce blog.

 

René Zara parle…

 

Il a vécu le coup d'Etat militaire sous Pinochet et raconte ce qu'il a vu et entendu…Il y a dans cette vidéo, l'essentiel de ce qu'il faut retenir et faire comprendre aux français à propos des dangers de l'armée et de l'usage de la force publique qui échappe à son propriétaire légitime : le peuple…

 

 


 

 

 

Le coup d'Etat , même s'il est beaucoup moins explicite chez nous qu'au Chili, à cette époque, est permanent, il s'appuie sur le monopole de la coercition légitime soit le Droit…pour les institutions étatiques de disposer librement de la force. 

 

29 octobre 2014... je lis à nouveau le journal, cette fois-ci dans Libération, tout est expliqué, jusqu'à la folie meurtrière qui s'empare des uns et des autres et qui fait dire à certains témoins (je cite), "nous nous étions postés un peu en retrait, à l'abri des projectiles qui fusaient (il est même fait allusion à des grenades) pour protéger les blessés…"...


Protéger les blessés, jets de grenades…serions-nous à Verdun, dans les tranchées, dans l'horrible guerre ? Ou bien s'agit il d'une manifestation toute pacifique de civils venus s'opposer à un grand projet ? 

 

L'enjeu était important, il s'agissait de ne pas laisser les manifestants s'installer définitivement au coeur de l'endroit réservé aux travaux comme cela s'est fait dans les autres ZAD françaises. 

 

Alors, comme le dit Anna, une témoin : "j'ai passé des semaines à NDDL mais cela n'avait rien à voir, au Testet, on a senti que les gendarmes étaient là pour nous déloger sans ménagement. Ils nous mettaient une pression incroyable, nous délogeaient sans cesse, nous tiraient dessus, on avait aucune solution de repli, on avait les flash ball à cinq mètres de nous, on étaient terrorisés. Je me disais que si une cartouche partait, l'un d'entre nous pouvait y passer, c'est arrivé…"…

 


Est ce une nouvelle guerre civile ? Y a t'il une justice en France ?

 


Noura Mebtouche

 

 


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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 17:22

 

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On ne se refait pas.....Ils n'ont pas changé !

Renato est aujourd'hui en colère, lui a changé, mais seulement de chemise pour effacer à tout jamais les mensonges de politiciens professionnels.

 

Bling Bling et candidat dit « Normal » : « Discours du Bourget »

Où nous mènent-ils ?

 

Renato n'a plus envie de leur faire confiance, « le contrat est rompu ». L'un n'aime pas la finance parait-il, mais nomme au ministère de l 'économie un hyper milliardaire, sorti tout droit du sérail capitaliste. Bonjour le changement : quel avatar.

 

L'autre a toujours aimé le fric, il ne s'en cache pas. Surtout avec des conférences rémunérées de plusieurs milliards d'euros.

 

Je ne leur reconnaît pas de parler en leur nom, surtout pour les gens qui souffrent au quotidien..Ni à lui, ni à Hollande, ni au FN.

Quel avatar également.

 

Quel enthousiasme, maintenant il prétend combattre le FN, alors que son discours de Grenoble allait dans le même sens. De qui se moque-t-on ?

 

Il est temps que les citoyens se révoltent !

 

Maintenant certains politiciens démagos disent continuer à nous empoisonner la vie avec le gaz de schiste.

 

Dominique de Villepin a récemment apporté son soutien à monsieur Bling Bling. Attention au « croc de boucher »..

Y'a t-il du gaz de schiste sous les décombres de l'UMP ? Le débat est lancé.

 

Ni Hollande

Ni Sarko

Ni le FN

Mais également ni Valls et son business.

 

A la prochaine fois !

 

 

Renato

 


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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 23:47

 

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Principe de précaution, boues rouges, et autonomie des peuples...

 

Les boues rouges... Ainsi pourrait s'intituler la chronique malheureusement nauséabonde d'un mois de septembre somme toutes conforme à ceux que nous avons vécus lors de cette décennie de grisaille. L'affaire mérite bien un détour ainsi que deux ou trois petits commentaires tant elle défraie les chroniques sur fond de développement durable. Pensez donc, à l'heure où on parle de plus en plus fréquemment entre Etats et régions de protection du littoral, où un parc national vient tout juste de se créer, on autorise une entreprise à jeter ses déchets polluants dans une des calanques du même parc national. Pourtant la vile de Marseille accueillait à la rentrée dernière, en son palais du Pharo, des représentants de la protection des mers et des océans venus de toutes les Nations. 

Il y était question bien sûr de protection du littoral mais aussi; une première, de protection des eaux profondes, internationales. Cela nécessite la prise en compte d'engagements importants envers les autres pays signataires. Mais nous, français, autorisons une entreprise à jeter ses déchets polluants dans des eaux protégées.

 En d'autres termes "polluez autant que vous voulez mais à condition de faire attention"

 

Pourtant l'institutionnalisation du principe de Précaution à travers la charte de l'environnement de 2004 résulte d'un choix pensé et réfléchi , d'un acte véritablement Politique avec un P majuscule.

 

Et quoi d'autre ? Un combat sans relâche contre l'EI où même les anglais se sont enfin mêlés, preuve que les temps sont durs et que par subtilité, on terrorise les gens afin de faire passer certaines réformes économiques qui ont un caractère inéluctable pour les pauvres citoyens que nous sommes…

Il n' aura bien qu'une nouvelle intéressante , le non au référendum écossais… Peut être ces derniers n'étaient ils pas prêts et ont ils ainsi laissé la place ouverte à de nouveaux mécanismes institutionnels qui un jour pourraient bien accorder à l'Ecosse le droit d'être un "Pays" indépendant et autonome, par le biais d'une nouvelle forme de gouvernance transversale autorisant l'existence de chartes de pays autour de villes phares chargées de favoriser les liens entre territoires sans détruire le travail déjà effectué en verticalité.

Des liens culturels, politiques, sociaux, scientifiques ou encore artistiques afin de pouvoir, enfin, donner aux écossais le droit de retrouver leur histoire et le fil d'Ariane déjà lancé et malheureusement caché par des siècles d'histoire.

Un processus que l'on aimerait voir se construire un peu partout en Europe, sans remettre en cause les souverainetés étatiques mais juste pour donner aux peuples le droit d'exister.

 

 

 

Noura Mebtouche

 

 


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Published by foutou'art - dans Chroniques
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