Pierre-Joseph Proudhon
( 1809-1865 )
Gustave Courbet
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Joseph_Proudhon
" Être gouverné, c'est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n'ont ni titre, ni la science, ni la vertu (...)
Être gouverné, c'est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé.
C'est, sous prétexte d'utilité publique, et au nom de l'intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressurémystifié, volé; puis, à la moindre resistance, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré.
Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! (...)
Ô personnalité humaine ! Se peut-il que pendant soixante siècles tu aies croupi dans cette abjection ? "
Notre écrivain(e) public préférée, Ann M, vient de publier deux recueils de poésie;
vite vite, commandez les !!
Son site : http://www.ann-m.ecrivain-public.sitew.com
Animus
Pour le commander, cliquez sur le lien ci-dessous
http://www.animusannmeditions.sitew.fr/#accueil.A
L'escalier
Pour le commander, cliquez sur le lien ci-dessous
http://www.lescalierannmeditions.sitew.fr/#accueil.A
Ces arrêtés interdisaient à Sophie Perrin tout accès aux locaux de Lyon 2, depuis plus de deux ans maintenant (depuis novembre 2010).
J’irai cocher chez Paul
Hier j’ai ouvert les yeux, mon patron venait me dire pour la énième fois que je faisais un travail de porc. Oui, c’est bien dans ces termes là qu’il qualifie mon savoir‐faire. Moi, je suis de la ville et je n’ai jamais vu un porc de ma vie à part dans mon assiette ou bien à la télé…en direct de l’assemblée nationale sur la 3, l’après‐midi.
Du coup, j’ai été très vexée d’être comparée à un tel animal. J’ai donc rendu mon tablier. Ce qu’il a trouvé très drôle comme ce tablier en l’occurrence est le mien…forcément, j’étais cuistot. J’ai, quoiqu’il en soit, quitté l’entreprise et puis là…Rien ! Un peu à la rue, je n’avais pas prévu que ça allait être si difficile d’être rien. Il me fallait un statut. Chômeur j’ai pensé ! C’est sympa d’être chômeur m’a dit un ami. Alors si c’était sympa, moi j’ai dit, pourquoi pas ! Il m’a donc conseillé d’aller voir un certain Paul Lamploix? un mec super calé en chômage selon lui!
Donc je lui fais confiance, prends les coordonnées de ce brave Paul… Lui demande un peu gênée quand même : « Mais tu es bien sûr que je ne vais pas le déranger ? »
Lui de répondre « Non !!!! Ne t’inquiète pas, c’est son taf ! »
Donc! Je prends mon téléphone, compose les 4 chiffres de son numéro! Et là, pas de chance, je tombe sur son répondeur. Déjà, il m’avait mentie ; ce n‘était pas Paul mais Paulette puisqu’à ma grande surprise, c’était la voix d’une femme que j’avais au bout du fil. Elle me dit donc de préciser la raison de mon appel avec des mots clé à bien AR‐TI‐CU‐LER.
Concentrée, je l’écoute poliment : « Dites inscription, si vous souhaitez vous inscrire ou vous réinscrire », d’accord, «Dites actualisation si vous souhaitez vous actualiser ». J’attends donc le moment fatidique où le bip annoncera que c’est à moi de parler. Bip qui, soit dit en passant, arrive tout à la fin d’une liste exhaustive. Le bip arrive enfin, je prends une grande inspiration et là… « Euuh inns… » et Paulette de rétorquer : « Je suis désolée je n’ai pas compris votre demande, merci de recommencer ».
Et rebelote : « Si vous souhaitez vous inscrire ou vous réinscrire dites inscription… blabla..je n’ai pas compris votre demande ».
Au bout du troisième appel, je suis rodée. Je parviens à anticiper les questions de Paulette et appuie sur les touches avant même qu’elle prononce la première syllabe de sa phrase. Finalement j’obtiens un rendez‐ vous. Je ne sais pas quand, la dame m’a dit qu’elle m’enverrait un courrier.
Ce matin je me dirige Rue Paul Cazeneuve, chez M. Paul Lamploix qui a habilement choisi sa rue. Ne vais‐je pas rentrer dans une
nouvelle case? Puis des cases, j’en coche à bâtons rompus, des « oui », des « non » mais pas de « ça dépend » parce que ça dépasse.
Une dame énumère une liste de compétences que je dois valider par un signe de tête. La dame ne tolère pas les hésitation, son PC
non plus. Il paraît que je n’ai pas le droit aux ASSEDIC car j’ai démissionné. La dignité coûte cher, pensé‐je à cette seconde. Je revois les six dernières années passées à me faire
exploiter, dans une atmosphère de tension continue. Lorsque je tente d’en parler, l’écran d’ordinateur de mon interlocutrice semble brouiller la communication. C’est comme un mur virtuel
qui censure les états d’âme. Ce qui intéresse le PC, c’est concrètement les cases à cocher. Grâce à cela, on me dressera un profil.
Je ressors de mon rendez‐vous avec la tant convoitée carte de demandeur d’emploi qui me donne le droit d’avoir une nouvelle étiquette, et c’est tout. Je reviendrai chez Paul pour apprendre à rédiger une lettre de motivation puisque la dame a conclu le rendez‐vous noir sur blanc : « je vous est diriger vers l’atelier de CV+lettre de motivation afin de vous donnez des outils dans votre recherche d’emploi ».
Tre Buchi
Le défi d’Adèle
— Ce devrait être grisant
De n’avoir pas d’amant.
Ma Foi,
Pour un mois…
Femme de mai
Fait ce qu’il te plait !
Pour un défi un peu fou,
A mon époux,
Je serai fidèle,
Se dit-elle.
Je serai avec mon officiel,
Toute de miel.
Il mérite le pauvre
Mes bonnes œuvres !
Et prise d’un coup de folie,
Elle rangea toutes les armoires.
Mit des fleurs dans tous les vases.
Chassa les araignées du plafond,
Tous les moutons sous les meubles,
Et chaque prétendant de ses pensées.
A pleine bouche,
Elle étreignit sa moitié
Suffoquant d’une telle nouveauté.
La langue pendante,
Il en sortit,
Tout mari.
Dans la première quinzaine,
L’homme fut conquis.
Il finit le mois sur les genoux.
Car en amour comme en tout,
Il faut être raisonnable.
Et que diable !
Il n’avait pas l’habitude
De tant de turpitude.
Il invoqua donc les Saints
Jusqu’à Urbain.
Il fut entendu.
Cette année-là,
Les muguets perlaient de glace.
Les pommiers et les cerisiers
Pleuraient toutes les fleurs de leur âme de bois.
Les rares cultures, épargnées par les gelées
Furent criblées de grêles.
L’hiver prit ses quartiers d’été
Jusqu’au cœur de juillet.
Les vieux n’avaient jamais vu ça
L’affaire était si grave que le Vatican s’en mêla. *
Le froid tordait les tendres pousses des arbres,
Alors qu’entre les cuisses de sa Dame,
Prisonnier de ses dentelles, le bougre
Battait le rappel de ses dernières cartouches.
Pour honorer l’inépuisable fournaise.
— C’est épuisant !
Ah si comme avant,
Je pouvais me les gratter
Devant la télé !
Il fit appel à tous ses amis, ses collègues
Et même le garde champêtre.
Il passa une annonce
Dans les journaux.
Mais devant ses fourneaux,
Adèle ne désarmait pas.
Rien n’y faisait !
Son héros était son seul empire,
Son unique obsession.
Pire !
La femelle
Restait fidèle,
Prise à sa propre farce,
La garce.
Finies, les virées jusqu’au petit matin,
Les soirées au bar entre copains,
Les séries B et les films X.
Pour le Félix.
Alors en mémoire
De cette histoire,
Femme de tous pays,
Au diction de juin,
Obéis !
Ravis quelques coquins
D’anciens béguins.
Entre cinq et sept,
Fais la fête.
* 1960 : la météo ne fut pas clémente.
Les Saints de glace furent congédiés du calendrier par le pape et remplacés mais j’ignore si la décision fut efficace.
Ann M
Andréa Wills Wilde
Foutou'art n°Hors Série "Spécial Blagues" sort le
...24 avril !!!
Au Menu ce mois-ci : Pour ce numéro d'avril, Foutou'art a partagé
ses pages avec deux collectifs bourrés d'humour et de créativité : le Yaka Yaka, qui est le premier web-journal satirique de Tunisie, ainsi que le collectif lorientais Ouest-Fisting, qui
s'amuse à choquer les esprits bien-pensants de Bretagne, et peut-être bientôt du Monde......
Dans ce numéro, vous trouverez :
Une super interview des membres du Yaka-Yaka qui nous expliquent leur façon de voir les choses en cette période
post-révolutions arabes, et en bonus, un dessin de Willis from Tunis !!!
Tout plein de BD, de dessins, des sales blagues...,de la poésie, et de la photographie.
Pour nous commander le zine contactez nous : foutou.art@laposte.net
Les Points de Vente : Cliquer ICI
T-ROX
Envoyez nous vos articles, dessins, photos, vidéos, etc...
sur notre mail :
foutou.art@laposte.net
"Travailler nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage."
Etienne Mora
"La suprême sagesse de ce temps consiste peut-être à penser en pessimiste, car la nature des choses est cruelle et triste, et à agir en optimiste, car l’intervention humaine est efficace pour le mieux-être moral et social et nul effort de justice et de bonté, quoiqu’il puisse nous apparaître, n’est jamais complètement perdu."
Benoît MALON - 1892
Benoît Malon (1841-1893) fondateur de La Revue socialiste
"Pour vivre heureux vivons kärchés."
Etienne Mora
« Le travail est probablement ce qu'il y a sur cette terre de plus bas et de plus ignoble. Il n'est pas possible de regarder un travailleur sans maudire ce qui a fait que cet homme travaille, alors qu'il pourrait nager, dormir dans l'herbe ou simplement lire ou faire l'amour avec sa femme. »
Boris VIAN
"Freedom from Fear"
Aung San Suu Kyi
L’acte surréaliste le plus simple consiste, revolvers aux poings, à descendre dans la rue et à tirer au hasard, tant qu’on peut sur la foule. Qui n’a pas eu, au moins une fois, envie d’en finir de la sorte avec le petit système d’avilissement en vigueur a sa place toute marquée dans cette foule, ventre à hauteur du canon.
André BRETON
André BRETON (1896-1966) théoricien du surréalisme

« Tout acte de création
est d’abord
un acte de destruction »
Pablo Picasso



"Travailler nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage."
Etienne Mora
La suprême sagesse de ce temps consiste peut-être à penser en pessimiste, car la nature des choses est cruelle et triste, et à agir en optimiste, car l’intervention humaine est efficace pour le mieux-être moral et social et nul effort de justice et de bonté, quoiqu’il puisse nous apparaître, n’est jamais complètement perdu.
Benoît MALON - 1892
Benoît Malon (1841-1893) fondateur de La Revue socialiste
Pour vivre heureux vivons kärchés.
Etienne Mora
« Le travail est probablement ce qu'il y a sur cette terre de plus bas et de plus ignoble. Il n'est pas possible de regarder un travailleur sans maudire ce qui a fait que cet homme travaille, alors qu'il pourrait nager, dormir dans l'herbe ou simplement lire ou faire l'amour avec sa femme. »
Boris VIAN
"Freedom from Fear"
Aung San Suu Kyi
"L’acte surréaliste le plus simple consiste, revolvers aux poings, à descendre dans la rue et à tirer au hasard, tant qu’on peut sur la foule. Qui n’a pas eu, au moins une fois, envie d’en finir de la sorte avec le petit système d’avilissement en vigueur a sa place toute marquée dans cette foule, ventre à hauteur du canon."
André BRETON
André BRETON (1896-1966) théoricien du surréalisme

« Tout acte de création
est d’abord
un acte de destruction »
Pablo Picasso

